Données migratoires pertinentes pour la pandémie de la COVID-19

Dernière mise à jour le 10 Mars 2021

Les migrants – en particulier ceux qui occupent des emplois à faible revenu  – peuvent être à la fois plus touchés par, et plus vulnérables à la propagation de la COVID-19 dans les pays déjà frappés par la pandémie et ceux où elle progresse. Mais, ils peuvent aussi jouer un rôle important dans la réponse à la COVID-19 en travaillant dans les secteurs essentiels. Au 1 mars 2021,les émigrants des 20 pays comptant le plus grand nombre de cas de COVID-19 représentaient 31% de la population de migrants internationaux et ils avaient envoyé environ 37% de tous les envois de fonds dans le monde vers leur pays d'origine en 2019 (analyse du CMADM fondée sur les documents DAES, 2021 ; La Banque mondial, 2020a ; OMS, 2021)1. Les migrants représentaient au moins 3,7  % de la population dans quatorze des 20 pays comptant le plus grand nombre de cas de COVID-19 et plus de 7 % dans huit de ces pays (analyse du CMADM fondée sur les documents DAES, 2021 ; OMS, 2021). Les migrants internationaux sont surreprésentés dans ces pays par rapport à la proportion mondiale des migrants internationaux, qui est de 3,6 % de la population totale. 

Les restrictions croissantes aux frontières ont aussi une incidence sur la mobilité des migrants et le rôle des organisations humanitaires. Entre le 11 mars 2020, date à laquelle l’OMS a officiellement déclaré que  la COVID-19 peut-être qualifié de pandémie, et le 22 février 2021, près de 105 000 restrictions de mouvement ont été mises en place dans le monde (OIM, 2021a).  En même temps, 189 pays, territoires ou régions ont émis 795 exceptions à ces restrictions, permettant ainsi une mobilité (ibid.). Les premières estimations avec une hypothèse de croissance nulle du nombre de migrants entre le 1er mars et le 1er juillet 2020, suggèrent une diminution de près de 2 millions de migrants internationaux dans le monde par rapport à l'estimation initialement attendue entre mi-2019 et mi-2020 (DAES, 2020). On estime que les flux migratoires vers les pays de l'OCDE - mesurés par le nombre de nouveaux permis délivrés - ont diminué de 46% au premier semestre 2020, et 2020 devrait être un creux historique pour les migrations vers les pays de l'OCDE (OCDE, 2020a). Une telle baisse des flux migratoires peut également avoir des effets démographiques sur les pays qui dépendent de la migration pour la croissance démographique. Par exemple, les estimations pour 2020 suggèrent que la population de l'Allemagne n'a pas augmenté pour la première fois au cours de la dernière décennie en raison d'une baisse de l'immigration (Office fédéral allemand des statistiques, 2021). En Australie, la migration nette pour 2020/2021 devrait être négative pour la première fois depuis 1945, ce qui entraînera la croissance démographique la plus faible depuis un siècle (Australian Centre for Population, 2020).

Cette page traite des données relatives aux migrants qui peuvent aider à comprendre la manière dont ces derniers peuvent être à la fois touchés par les conséquences de la COVID-19 et faire partie de la réponse à la pandémie. Concernant l’évolution constante des informations liées à la pandémie du COVID-19, les chiffres et autres données seront régulièrement actualisés. Pour des informations par pays ou région, veuillez voir ici et sous la carte pour les principaux indicateurs sur la migration et la démographie. Pour connaître les principales tendances par région sur l'impact de la COVID-19, veuillez consulter nos aperçus de données régionales.

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